mental

Pourquoi la ville ?

Je me dois à moi même quelques explications. Un an où je suis dans cette ville à l’arpenter quasi tous les jours, le constat reste le même qu’au début de mes essais photographiques. La ville est mon paradoxe : attirante et effrayante. J’en ai toujours peur, elle bouillit, transpire, vie, laisse des traces à chacun. La traverser peut être une épreuve, comme un grand plaisir, il y restera toujours une place d’aléatoire.

C’est là que la photographie intervient, tel un catalyseur, elle me permet de mieux la comprendre, d’en comprendre ses sens, avec le cadrage. D’un côté elle m’enferme, et mon âme crie à m’isoler au loin. C’est une créature tentaculaire, à apprivoiser, tout le travail d’une vie. Ou peut être que c’est encore sur moi, que le plus gros du travail reste à faire.
Loin de toutes ses violences qu’elle nous raconte.

 

La ville nous renvoie une image, celle de notre société, bruyante, en mouvement, où l’aspect esthétique prime sur l’éthique. À construire des lignes de plus en plus verticales, vers des horizons impensables, on en oublie nos bases. On s’est laisser prendre dans un labyrinthe de bétons et de publicités animées. Où la seule clé de sortie se résume à imiter ces images. Cela sera à nous de faire tomber les murs de notre monde pour faire fuir les ombres d’un naufrage de plus en plus évident.

lucaskozak(https://lucaskozak.com)
Erre à la recherche de spectres, parqués dans des reflets, qui ne rêvent qu'à traverser des villes.